Etant donné que je n'ai pas écris de long texte depuis longtemps, je pense que je vais m'y mettre. Par quoi commencer.. Le lycée dans lequel je me trouve actuellement est une véritable merveille. Je crois que dire que je regrette amèrement le collège serait un immense mensonge. Très sincèrement, il y a des personnes qui me manquent, c'est évident, bien qu'il y en ait peu, mais cet autre monde auquel je suis confrontée me plait. J'ai des amis absolument géniaux, bien que je ne les connaisse que depuis un peu plus d'un mois. Y en a déjà sans qui j'arrive pas à me voir passer ces 3 ans. Disons qu'en cours, c'est pas l'extase, et les profs ont pas mal de préjugés à cause d'une certaine bêtise de début d'année. Mais j'arrive à assumer et à garder la tête haute, même si parfois c'est pas très facile. Je pense que j'ai absolument pas à me plaindre. De plus, j'ai enfin trouvé LE cours qui m'interesse. L'audiovisuel, mes 3 heures de cours tous les mardis matins. A regarder des films étranges basés sur les gorilles de la préhistoire parfois, ou à se matter Gloria en imaginant son suicide ainsi que celui du gosse. Répondre au prof avec un ton d'insolence parce qu'il nous pousse à ne pas être d'adorables élèves, monter et démonter des théories, être complice de chacun. J'adore ces 3 heures, et suis persuadée de ne les offrir à personne l'année prochaine. Je pense que tout doucement, mon avenir se dirige vers l'art. Et puis de toute façon, finir coincée dans un bureau avec comme seul compagnon un café chaud quoique dégueulasse ne m'attire pas franchement. En bref, j'aime mon lycée. Voir des gens aussi géniaux que ceux qui partagent mes 5 jours par semaine de cours c'est vraiment réjouissant. Sans compter les soirées qu'on compte s'organiser, dont celle chez ma Marine qui date de samedi et qui restera mémorable tant c'était géant. Sentimentalement, c'est toujours aussi vide que d'habitude. J'aime pas vraiment l'amour, cette notion de dépendance m'effraie un peu. J'ai jamais été amoureuse. Attachée, fascinée, mais pas amoureuse. Donc j'aimerais bien faire une petite pause sur tout ça durant quelques temps pour pouvoir respirer un peu et récupérer la liberté que j'apprécie tant. Amicalement, comme expliqué précedemment, c'est génial. Même si je retrouve cette dépendance qui me terrorise, tant je me rends compte de combien j'ai besoin d'affection tous les jours. Y a des gens que je peux pas m'empêcher de prendre dans mes bras dès que je les vois, du genre Ana et Marine, et puis souvent Emma aussi. Alors j'ai des périodes où je me force à paraitre plus froide pour ne lasser personne, et puis dès qu'on me laisse la moindre ouverture, le moindre regard qui semble comporter une unique parcelle d'attachement, je craque et redeviens l'affection incarnée. Du coup j'arrive pas vraiment à trouver un équilibre mais je fais avec. Et au final, si j'ai tant besoin d'être aimée, il y a une raison. Alors peut-êre que je devrais pas trop m'en faire. J'ai l'impression de trop réfléchir ces temps-ci, c'est devenu une obsession qui m'est fatale. Je passe mon temps à ressasser des souvenirs, des actes passés, mon passé tout entier. A me poser mille et une questions, à ne trouver qu'un quart de réponses, et donc, à rester insatisfaite. Y a pas longtemps, après une dispute avec mon père, j'ai décidé de ne plus aller le voir. Je me souviens du moment où j'ai claqué la porte, quand je me suis retrouvée dehors dans la nuit, la seule chose que je voulais c'était partir loin, quelque part où il ne me trouverait pas. Et puis je me suis souvenue qu'il ne me connaissait pas assez pour savoir où je trouverais refuge. Donc, cachée près d'une église, j'ai seulement attendu de pouvoir retourner à mon véritable chez moi. La douceur de ma mère m'a tellement réchauffée à ce moment-là que tous mes spasmes se sont évacués. Mais durant le moment où il m'avait laissée seule dehors, inévitablement, j'ai fais fonctionné mes neurones à m'en donner le tournis. Ce n'est qu'une fois rentrée que j'ai pris conscience de tout ce qu'il se passait. D'abord, la ranceur, l'énervement, puis l'amusement à cause des mots qu'il avait osé me lancer. La panique de laisser ma petite soeur toute seule, tant je refusais qu'elle vive ce que j'avais vécu plus jeune. Et sincèrement, ça me tracasse. L'avoir laissée comme ça, c'est tellement culpabilisant.. Parce que je suis totalement accro à sa bouille d'ange, et que je lui ai promis de la protéger. Donc je me dois de respecter cette promesse. Sans compter que ma belle-mère et Tiana me manquent, elles aussi. En ce qui concerne mon père, je suis plutôt mitigée. J'ai tellement envie de l'oublier qu'en fait, j'y pense beaucoup trop. Ses traits s'effacent peu à peu, certes, mais parfois j'aimerais lui faire comprendre la douleur qu'ont provoqué ses actes. Mon esprit de vengeance se dissipe doucement, mais je dois avouer qu'à chaque fois que je le vois par la fenêtre de mon appartement, j'ai une sorte de rage incontrôlable qui provoque des choses étranges en moi. A mon avis, cette page sera la plus difficile à tourner. Difficile, certes, mais absolument pas impossible. J'avais jamais réussi à écrire un texte parlant de lui en toute séreinité, à chaque fois que je m'y essayais, je finissais par faire un bloquage et par tout abandonner. Là, à écouter tantôt "Teardrop" de Massive Attack, tantôt "Paranoid Android" de Radiohead, jme sens super bien. Je réfléchis encore un peu trop à mon goût mais je crois que certaines choses sont inchangeables. Et puis le week-end prochain, c'est ma Chloé, ma IMS qui débarque chez moi. Ce petit bout de femme tellement plus mature qu'une fille de 14 ans, cette éspèce de créature si touchante et attachante. J'avoue que son abscence creuse un vide en moi qu'elle seule peut reboucher. En plus, ce samedi on sera le 24 octobre, et le 24 octobre c'est le jour où notre amitié a commencé, l'année dernière. Un an sans engueulades, un an de câlins, de complicité, d'égalité, et de bonheur, bien entendu. Aussi, je ne peux m'empêcher de parler à nouveau de la musique. Ces temps-ci, je m'implique énormément dans le chant. J'y consacre énormément de temps, à en réduire ma consommation de cigarettes tant c'est important pour moi, à recommencer encore et encore pour un tout petit détail, et en brûler ma gorge. Cet univers, cette passion, j'ai l'impression que ça m'appartient, que ça m'est propre. Tandis que la musique en général, c'est toujours tellement magique, si fantastique. Je suis complètement incapable de passer un seul jour sans écouter quelques fascinants accords entremêlés, donnant ces merveilleux sons. Je crois qu'un homme sans musique est un homme triste. Aussi, en novembre, je pars deux jours chez ma soeur, à Paris. La ville qui me fait tant rêver, et la fille que j'admire énormément. Je crois que ce sera un rêve tout éveillé. Ce week-end, j'ai vraiment peu dormi. Comme vendredi j'ai passé la nuit chez ma Ana (c'que c'était géant, d'ailleurs) et qu'on s'est couchées à 3h00 du matin pour aller à une fête samedi à laquelle on se sera couchées à 6h00 et levées à 10h00, sans compter ma nuit de dimanche à lundi où jme suis endormie à 1h30.. Je crois que je suis vraiment en manque de sommeil. J'ai beau lutter de toute mes forces contre la fatigue, là, je tombe un peu. Enfin voilà, un racontage de vie en plus sans la moindre utilité. Mais je sais qu'une certaine IMS se fera une joie de lire tout ça :p. Maintenant, j'ai besoin de rejoindre très vite mon oreiller.
"Don't think of yesterday". ♥